Les églises et chapelles romanes de Cerdagne et Conflent

 

Angoustrine

      Chapelle Sant Martí d'Envalls du XIIesiècle: nef unique prolongée d'une abside, sa façade est surmontée d'un clocher-mur.

Angoustrine

      Église Saint-André (en haut du village). Abside semi circulaire avec arcatures lombardes du XIesiècle. Remarquable portail à chapiteaux sculptés. A l’intérieur, retables dont celui dédié à Saint- Martin (XVIe siècle), peintures murales (XIIIe siècle)

Caldegas

      Église romane du XIe siècle avec de belles arcatures lombardes. Edifice modifié au XVIIIe siècle. Sur la porte d’entrée, penture en fer forgé. À l’intérieur, six retables baroques. Fresques du XIVe siècle.

Dorres

      Église Saint-Jean, remaniée. À voir : l’autel latéral gauche, témoin typique du goût tenace du peuple catalan pour les statuettes parées. Impressionnante statue de la vierge noire, anguleuse, présentée dans un Camaril.

Dorres

      Chapelle Sainte-Marie de Belloc (XIIIe siècle). Elle domine le plateau cerdan

Enveitg

      Eglise Saint-Saturnin XIIe siècle remaniée. Très belle fenêtre romane à l’abside. Retables baroques XVe siècle.

Err

      L’édifice actuel dédié à Saint-Genis date entièrement du XVIIIe siècle.

Err

      Plus remarquable la chapelle de la vierge qui abrite une statue du XIIe siècle, nichée dans un camaril. 

Estavar

      Eglise Saint-Julien du XIIesiècle. Remarquables fresques de la même époque. Edifice à nef unique fermée par une abside semi-circulaire en pierres de granit taillées, décorée d'une corniche moulurée surmontant une frise en dents d'engrenage soulignée par un bandeau supporté par des modillons sculpté. Peintures murales du XIIesiècle à l'intérieur.

Bajande

     Eglise Saint-Barthélémy des XIe et XIIe siècles. Edifice à nef unique fermée par une abside semi-circulaire. Clocher-mur à deux ouvertures, à campaniles. Retable baroque classé du XVIIIe siècle.

Eyne

      L’église Sant Miquel est une construction baroque datant du 1749 à nef unique bordée de deux chapelles latérales. Cet édifice possède dans la nef un remarquable retable avec des statues polychromes (Saint-Michel, Saint-Sébastien, Saint Augustin, Saint Fructuós, Saint Jean-Baptiste et la Vierge Marie). L’église paroissiale compte deux petits retables dédiés au Christ à la croix et à la Vierge du Rosaire. Également, le reste du mobilier est composé d’une copie de vierge du XIIIe, une croix processionnelle du XVIIIe et d’imposants fonts baptismaux romans en granit. Un clocher mur surmonte le bâtiment mais l’horloge est située dans un clocher mur construit en 1905, à proximité dans l’ancien presbytère.

La fontaine: Fons Salutis Maria La piscine permettant aux malades de s'immerger
Le retable de la Vierge Le retable de Saint Joseph
Le retable du maître-autel de Joseph Sunyer
Le Camaril, salon privé de la Vierge, chef d'œuvre de J.Sunyer

    Notre-Dame de Font Romeu, la "Moreneta", montée de l'église d'Odeillo le dimanche de la Trinité et redescendue le 8 septembre.

L'un des quatre anges musiciens du camaril

   La vierge qui remplace dans le camaril la "Moreneta" lorsque cette dernière se trouve à Odeillo.

Font-Romeu: La Chapelle de l’Ermitage

      L’Ermitage témoigne du célèbre pèlerinage catalan sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, auquel Font Romeu doit son nom: Fontaine du pèlerin. La chapelle de l’Ermitage date du XVIIe siècle. Durant l’été, est exposée la Vierge de l’Invention en bois doré (début XIIIe siècle). La légende rapporte qu’elle aurait été découverte par un taureau dans la forêt de la Calme. Cette statue et la source dite miraculeuse alimentant la fontaine et la piscine voisine n’ont cessé d’attirer les pèlerins et touristes comme l’attestent les nombreux ex-voto. A l’intérieur, trois magnifiques retables, dont celui du maître-autel, œuvre du sculpteur catalan Joseph Sunyer (1707). Près du maître-autel, un escalier mène au Camaril, d’un aménagement typiquement espagnol également réalisé par le sculpteur Sunyer et l’atelier du peintre-doreur Escriba.

Font-Romeu-Odeillo

      L'église Saint-Martin présente un portail sculpté, enrichi de peintures à volutes plates. On remarquera une grille en fer couvrant une fosse devant l'entrée: celle-ci empêchait les loups et autres animaux d'entrer dans l'église. A l'intérieur trois retables dont celui de Saint-Martin (début XVIIe siècle).

Hix
      L’église dédiée à Saint Martin abrite de remarquables oeuvres d’arts : retable peint début XVIe siècle, Vierge à l’enfant XIIe siècle et Christ en croix XIIIe siècle. A l’extérieur, fenêtre de l’abside aux chapiteaux sculptés.

Yravals (Latour-de-Carol)

      L'église Saint Fructueux, classée monument historique, est représentative du premier art roman. Actuellement elle abrite un musée d'art sacré.

Latour-de-Carol

      Dressée sur un éperon rocheux, l’église Saint Etienne domine le village. On y accède par un escalier monumental. Cette église romane, remaniée au XVIIIe siècle, abrite une magnifique collection de retables.

Llo
      Église saint Fructueux de la fin du XIe siècle. Remarquable portail constitué de quatre archivoltes soutenues par quatre colonnes en granit à chapiteaux en marbre blanc sculptés de motifs végétaux. Deux des moulures sont décorées, une en dents de scie et l’autre sculptée de motifs caractéristiques de l’art roman : animaux fantastiques, coquilles, végétaux, têtes humaines. Voir également l’abside présentant des motifs ornementaux travaillés au biseau. Abside : frise en dents de scie soutenue par des modillons et une fenêtre à double ébrasement et douelles biseautées présentant des motifs ornementaux travaillées au biseau. A noter : la particularité des cloches (une robe, un buste, une tête), ce sont les demoiselles de Llo.

Nahuja
      L’église de Nahuja est déjà citée en 830. Elle a été fortement remaniée au XVIIIe siècle puis pendant des années laissée à l’abandon. Des travaux de restauration entrepris plus récemment se sont terminés en 2003. L’église possède entre autres curiosités des panneaux de 1550, relatant des scènes de la vie de St Jacques, des fresques murales du XVIIe siècle., des peintures de l’époque Baroque. Une carte touristique a été éditée en 2007 par l’association de Coopération interrégionale « Les Chemins de St Jacques de Compostelle ». La légende du miracle du pendu, dépendu, figurant sur le retable dit de St Jacques, Nahuja a été mentionnée sur cette carte comme étape vers les chemins de pèlerinage de St jacques de Compostelle. L’église de Nahuja est ouverte au public en période estivale tous les jeudis de 14h à 17h30, à la demande le reste de l’année (téléphoner à la Mairie). La fête de St Jacques, le 25 juillet, reste une tradition fortement ancrée dans le village.
Palau de Cerdagne
      Eglise de Notre Dame des Anges. Très beaux fragments d’un retable de la Vierge allaitant, de J. Serra (XIVe siècle). Cuve baptismale du XIIIe siècle.

Planès

      Église Notre-Dame de la Merci du XIe siècle, église unique en son genre: ronde additionnée de trois chapelles.

Saillagouse
      Eglise Sainte-Eugénie. En 819, un document atteste la présence d’une église à Saillagouse. Cependant, il faut attendre l’année 913 pour avoir un acte de consécration d’une église dédiée à sainte Eugénie. Il ne reste rien de cette église primitive. Au XIIe siècle, l’édifice est reconstruit avec, certainement, un beau décor roman. Il n’en reste que la frise à dents d’engrenage, au sud, sous la ligne continue de la toiture. Au XIIIe siècle, l’édifice est repensé dans sa totalité. On abat le chevet qui fait place à la façade actuelle et au clocher. L’intérieur s’agrandit de chapelles latérales et reçoit un riche mobilier. Le retable majeur est l’oeuvre de Paul Sunyer, expression parfaite du baroque catalan. Au tout début du XIXe siècle, le cœur reçoit un décor à fresques. A la fin de ce même XIXe siècle de nouvelles fresques recouvrent les premières. Curiosité remarquable dans l’église : le mécanisme de l’ancienne horloge.

Ste Léocadie

      L'église primitive a été sensiblement transformée au XVIIIe siècle. Retable de Saint-Jean-Baptiste. Celui de la Vierge présente des peintures sur bois (XVIe siècle)

Targasonne
      L’église du XIIème siècle, restaurée en 1728, est dédiée à St Saturnin. 3 Retables (retable du Christ, du Maître Autel et de St saturnin) et les fonts baptismaux. Clocher en pierre avec flèches.

Ur

      Église Saint-Martin du premier art roman (transformée au XVIIIe siècle) avec arcatures lombardes. Cadran solaire. A l'intérieur, fonts baptismaux du IXe siècle à sculptures très archaïques. Vierge à l'enfant du XVIIIe siècle. Retable Saint-Martin du XVIe siècle.

Villeneuve-des-Escaldes

       Église Saint-Assiscle et Sainte-Victoire du XIe et XIIe siècle de style roman bien que remaniée.