bornes 261 à 280

 

261. A 1400 mètres du signal précédent, croix taillée dans une roche presque verticale, au col de Léché ou Leja. De là à la pierre de Saint-Martin, la frontière va en ligne droite et se confond presque avec le chemin au Nord duquel il y a trois petites croix sans numéro, servant de repères de délimitation.

Entre les bornes 261 et 262 ont été rajoutées 3 bornes triangulaires sans numéro pour mieux délimiter la frontière.
Tous les ans,le 13 juillet, au col de la Pierre Saint-Martin, au pied de la BF n°262, est célébré l'un des plus vieux traités en Europe" le Tribut des trois Vaches" datant de 1375. Les habitants de la valléefrançaise de Barétous remettent le tribut de trois génisses à ceux de la vallée espagnnole de Roncal au cours d'une journée festive.
262. A 530 mètres du signal antérieur, dans le col et à un mètre de la pierre de Saint-Martin qui est à 640 mètres à l'Est du sommet de Léché et à 1 260 à l'Ouest du pic d'Arias. Quoique le chemin qui va du Férial d'Eraïsé à la pierre de Saint-Martin soit en partie sur le territoire espagnol, il a été convenu qu'il serait considéré comme s'il était sur la frontière, quant aux conséquences résultant des stipulations de l'article 12 du traité. Depuis la pierre de Saint-Martin, la limite suit la ligne des crêtes qui passe par le pic d'Arias et la montagne de Mourlon jusqu'à Agnalarra.
263. Croix sur la roche de Mombélia, à 340 mètres de la borne qui précède, et à 200 au Nord des trois croix de Mombélia, sans numéro, qui marquent en ce point la limitede la facerie de Arias.
264. Croix au sommet de Mombélia, ou de la Serra, et à 620 mètres en deçà du pic d'Arias.
265. A 500 mètres du pic d'Arias, au col de Pescamo ou Pescamoa, il y a une borne et en outre une croix sans numéro à 7 mètres plus loin.
266. A 400 mètres, au col de Baticoché, croix sur une roche horizontale au niveau du sol.
267. A 700 mètres, sur le sommet le plus élevé de Mourlon; le repère est une croix.
268. A 460 mètres, croix sur un monticule appelé le petit Port d'en haut ou portillo de Arriba.

269. Autre croix, à 250 mètres sur le dernier monticule apparent, avant un changement de direction des crêtes. Entre ce signal et le suivant, il y a des croix sans numéro sur deux rochers pour bien marquer la frontière qui est peu sensible dans cette partie.
   
270. A 550 mètres du numéro 269, sur un petit sommet formé de rochers, où la frontière change une autre fois de direction. Les crêtes qui déterminent la limite internationale vont se réunir à la chaîne appelée Sierralonga de Anie, en s'élevant par son versant septentrional.
   
271. Sur la crête de cette chaîne et au lieu dit Pas de Sierralonga ou de Anie, il y a une croix à 600 mètres de la précédente.
Borne introuvable: borne portée détruite sur la carte IGN.
271 bis. Autre croix à 360 mètres, comptés sur la crête de Sierralonga.
   
272. Au pied du versant méridional de Sierralonga de Anie et sur la ligne de partage des eaux des Pyrénées se trouve le col d'Insolo, ou de Lescun où il y a une roche verticale près du chemin, sur laquelle on a gravé une croix à 560 mètres du dernier signal. On donne le nom d'Agnalarra à toute cette partie de la Sierralonga de Anie.

A partir d'ici, la chaîne des Pyrénées s'élève considérablement, et sa crête devenue très apparente sépare le Département des Basses-Pyrénées de la Navarre jusqu'au haut sommet appelé Table des Trois-Rois parce qu'il est commun aux trois anciens royaumes de France, de Navarre et d'Aragon.

Traité de Bayonne du 14 avril 1862

En exécution de l'article 8 du Traité de limites signé à Bayonne le 14 avril 1862, les Plénipotentiaires de France et d'Espagne, assistés, d'une part, des sieurs Pierre-Gustave Baron Hulot, Chef d'Escadron au Corps s'Etat-Major, . . . . . et Pierre-Antoine Bruno Boudet, Capitaine au Corps d'Etat-Major, . . . . . et, d'autre part, Don Angel Alvarez d'Araujo, Lieutenant-Colonel d'Etat-Major, . . . . . et de Don Juan Pacheco y Rodrigo, Capitaine d'Etat-Major, ont procédé, en présence des délégués des communes françaises et espagnoles intéressées, à la détermination définitive et à l'abornement de la frontière internationale entre les Départements français des Basses et Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne et de l'Ariège et les provinces espagnoles de Huesca et de Lérida.

Les signaux de démarcation consistent en bornes et ou croix. Les bornes sont en forme de prismes ayant une base quadrangulaire de cinquante centimètres de côté et une hauteur de quatre-vingts centimètres. Les croix sont de vingt centimètres, à quatre branches égales, gravées sur le roc, dans un rectangle de cinquante centimètres de haut et trente-cinq de large. Les unes et les autres sont marquées de leur numéro d'ordre, lequel est inscrit en tête de l'article désignant la situation du repère qui lui correspond, en commençant par le numéro 273 qui suit immédiatement le dernier employé dans l'abornement dont le procès-verbal est annexé au Traité du 2 décembre 1856, relatif à la limite politique entre le Département des Basses-Pyrénées et les provinces de Guipouzcoa et de Navarre.

273. A partir de la Table-des-Trois-Rois, la frontière suit la ligne de partage des eaux de la chaîne principale des Pyrénées et arrive au Port d'Anso, ou Col de Pétrégème, où l'on a placé le premier repère du présent abornement, lequel consiste en une croix et le numéro 273 gravés sur un rocher calcaire blanc, à 20 mètres à l'Est du sentier qui conduit de Lescun à Anso.

La frontière continue par la même ligne de partage des eaux jusqu'à un sommet que les Espagnols nomment pic d'Arri et situé à l'intersection des crêtes de Banasse et de Couècq.

274. Au col de la Chourie, ou de Lachourito, croix regardant vers l'Est, sur une grande roche blanche au milieu du col, à 30 mètres à l'Ouestdu sentier.
 
275. Au col de la Raille, croix regardant l'Orient sur une roche à l'Ouest du col.
 
276. Croix au port d'Echo, ou col de Pao, sur une roche calcaire à 10 mètres du sentier.
 
277. Au milieu du col de la Cuarde ou de la Counarda, croix sur la face supérieure d'une grande pierre platea demi enterrée et fixée avec du mortier sur l'arête de partage des eaux.
 

278. Croix sur un rocher formant arête, un peu à l'Ouest du col d'Arlet que les Espagnols appellent Coa-el-Rey.

La frontière qui suit la ligne de faîte jusqu'au pic d'Arri, où se rencontrent les crêtes de Banasse et de Couècq, s'en détache en ce point et s'incline davantage vers le Sud pour aboutir au pic de Gabedaille, appelé Signal d'Espelunguère dans la triangulation géodésique des Pyrénées.

279. Entre les pics d'Arri et de Gabedaille, au col de Couècq ou d'Arri, appelé aussi de la Contende, croix sur une grosse pierre de grès rouge. Du pic de Gabedaille la frontière descend vers le Sud, par l'arête d'un contrefort qui aboutit à l'Escalé d'Aiguetorte, couloir de rochers d'où les eaux du plateau supérieur tombent en cascade dans le ruisseau d'Espélunguère.

280. Croix à l'Escalé d'Aiguetorte, sur un grand rocher vertical, à gauche de la cascade.De ce point la frontière se dirige vers le Sud Est par le point supérieur d'un escarpement comme un mur de rochers presque verticaux, et aboutit à un angle formé par ces rochers et ceux de la chaîne de Ibon venant de l'Est, lesquels sont également d'une pente très rapide et dont le bord supérieur sert aussi de limite internationale jusqu'au Mail de l'Espélunguère (n° 284).

Bornes 241 à 260 - retour - Bornes 281 à 300