RATABOUILLADE à Villard-de-Lans organisée par Jean-Michel Clausse du 21 au 24 septembre 2026

 

      C'est au gîte "la Roche Pointue", situé à Villard-de-Lans dans le département del'Isère, que Jean-Michel Clausse  nous a convié pour notre 59e Ratabouillade. Ce fut l'occasion de découvrir pour certains ou de revoir pour d'autres les paysages de la région du Vercors
    Nous étions 12 participants à ce rendez-vous bisannuel dont 5 en VTT à assistance électrique. 
 
Jean-Michcel Clausse et la roche pointue
 
   Jean-Michel avait prévu quatre parcours VTT et Francis quatre parcours routiers 

   Chantal et moi avons alterné les parcours routiers et VTT
     Col de la Molière.
     Moucherotte
     les gorges du Nan et le canyon des Ecouges
 
   Voir le reportage photos d'Alain:https://photos.app.goo.gl/qbUikotFUM3bNvpK7
   Voir le reportage photos : 
 
Compte rendu de Victor
 
  
 59° ratabouillade estivale, du lundi 21 septembre au vendredi 25 septembre 2026 :« Parc naturel du Vercors, paysages, forêts, prairies

que ça s’intitulait. Le dynamique Jean-Claude de Villeneuve Loubet avait bataillé pour trouver le gîte valable et disponible, ce sera la Roche Pointue à Villard de Lans en fin de compte, et il bataillera encore pour établir et reconnaître des itinéraires compatibles pour les recrues fidèles ou nouvelles qui prennent un âge certain. Au train où évoluent les choses, il sera de plus en plus délicat d’établir des parcours pour vététistes exclusifs d’une part et laisser les rouleurs routiers choisir des itinéraires loin des difficultés cheminantes sur pistes érodées ou sentes difficultueuses. Cette transition vers du vélo apaisé routier est prise depuis quelques années à présent, pleinement acceptée. Si bien que depuis quelques éditions, nous ne sommes plus rassemblés que le soir pour l’apéro repas, le petit déjeuner et on se retrouve en effectif pitchoun à
batailler hors route pour attraper un col de plus.



Première partance matinale


Pour ces retrouvailles de fin d’été, les engins proprement musculaires ne sont plus très nombreux, je ne sais même s’ils furent majoritaires, à tel point que leurs adeptes semblent presque passer pour des vieuxjeu, de tenaces traditionalistes carrément opposés ou effarouchés par l’avancée des trouvailles technologiques. Disons le tout net, le vélo, le deux roues classique, qu’il soit à un ou trois plateaux et huit ou douze vitesses, aidé par une batterie électrique, lourd ou léger, racé, élégant ou d’une fruste simplicité,ça n’est jamais qu’un moyen. Moyen d’éprouver sa condition physique, de vivre des sensations renouvelées mais jamais tout à fait les mêmes, et de partager plaisirs, joies, efforts au fil des découvertes, des surprises, des obstacles.


Avant le repas du soir

Les dates retenues pour ce séjour, empiétant juste avec le début officiel d’automne, empêcheront quelques habitués de venir, tels ceux de Rouairoux, les Périgourdins, d’autres de Savoie. L’effectif sera loin d’atteindre la vingtaine habituelle quand ce n’est pas la trentaine des années fastes. L’ami Guy R. toujours partant se trouve cette fois retenu par une histoire de tendon d’Achille abîmé et ne sera pas non plus des nôtres. Après tout, l’aventure des « ratabouillades », qui seront ainsi nommées dans le tournant des années 2000, débuta avec une maigre douzaine, à l’époque assez jeune, fougueuse et déterminée. Un cycle de plus de trente ans serait-il en voie de réalisation ? Une boucle se bouclerait-elle ? Le temps coule, le temps presse, laissons faire, participons tant que les jambes sont là, et la tête et le corps qui va avec. Au vu de l’été caniculaire record (mais ce n’est pas pour s’en vanter, sinon le déplorer), on aurait pu penser que la météo pouvait gâcher l’exécution du projet , un revirement du temps plus que la prolongation des atmosphères impossibles : de ce côté-là, nous n’eûmes à connaître que le bénéfice d’un ciel clément . Préparer une virée, en dehors de celui ou celle qui la propose et l’organise, c’est tout un « binz » d’arrangement fébrile, de paquetage, de vérification de matériel (on est plus vélo  l’engin à grosses roues ne sort que quelque rares fois dans l’année) , d’expédition automobile parfois relativement au loin. Une fois de plus, les Montpelliérains (ou quasi) vont monter à trois vers Villard de Lans, covoiturage optimal quand on sait le renchérissement des carburants depuis quelque temps.


Sur un col ou entre deux cols ?


En ce lundi très estival, on retrouve avec grand plaisir les zones hautes d’un plateau que je n’avais point revu depuis bien des années, étendues vertes, forestières qui ne semblent guère avoir souffert des terrifiantes sécheresses ayant ravagé la plupart des campagnes françaises. Francis est-il le seul à avoir roulé ce jour ? Le cyclo baroudeur fidèle à lui-même continue d’égrener ses déroulés routiers remarquables, impressionnants et admirables (il nous gratifiera d’un splendide reportage sur son expédition 2025 au Cap Nord à l’issue d’une Euro diagonale vers Inverness.). Le gîte juste à l’entrée des gorges de la Bourne, défilé dont l’accès est réglementé en journée pour cause de travaux (on a fait le détour par Sassenage) est laissé à notre libre
 disposition. Une belle demeure d’époque isolée avec parc attenant et chambres réparties sur deux ou trois niveaux.
La douzaine que l’on est suffira à remplir la tablée autour de laquelle on s’installa pour l’apéritif de bienvenue par nous dressé, une vieille habitude. Maintenant, on est tous assis d’emblée, et l’on vide moins les verres qu’avant. On aurait été quinze ou plus, on aurait eu du mal à caser tout le monde pour manger ! Irène qui habite le coin, va nous amener soir et matin le ravitaillement nécessaire avec de délicieux plats chauds pour chaque soir. Bon, il manquait justelait, chocolat en poudre, café et beurre pour le matin, on se débrouillera pour combler cette lacune dès le mardi.
   Non, ce mardi 22 septembre, ce n’est pas au diable que nous partîmes (allusion à Brassens et à une amour contrariée du jeune Georges sans doute), mais bien pour une cavalcade bien calibrée au bout de laquelle s’inscriront dans les compteurs 41.5 km et 1100 m de montées. Vu la nature variée du terrain, on peut dire sans exagération que 1000 m de grimpette vtt, cela équivaut à 2000 m sur route. Jean-Claude est un peu comme JPR : c’est roulant, c’est accessible même aux lourds engins assistés, au bout du compte, la cote de difficulté va rejoindre l’exigeant voire le très exigeant. Et pas mécontents d’avoir réussi en quelque sorte un défi. Aucune crevaison, mais quelque chute peut-être pas si anodine pour Bernard en particulier, qui se plaindra d’un mollet gauche sensible après un beau « soleil » inattendu (Mickey et moi-même iront pareillement au tapis, de manière moins rude cependant), l’équipe vtt qui se chiffrait à 7-8 éléments a déroulé en bonne entente ces km de pistes sèches, de pentes méchantes, sous un ciel extra bleu sans un nuage. Mais sous le velours du ciel, que de sueur, de poussière, de relances. J’ai été juste en eau avec un petit bidon que j’ai négligé de remplir, fallait pas compter sur une source en ce pays calcaire à foison !


Le Massif Central se devine à l’aise


Ce soir, un invité connu de la plupart : Alféo le Drômois qui n’est pas trop loin (Saillans) est venu se joindre à nous pour savourer les ravioles (forcément véganes me souffle Claude qui s’y connaît en cuisine), évoquant le passé, les amis, son accident de santé, sa mise à distance du vtt sportif tel que je l’avais vu le pratiquer alors. Sans doute Régis confectionna sa grolle vespérale, j’en tâtais sans rempiler, ce soir la fatigue gagne et le sommeil commande d’aller tôt au lit ; demain le temps sera avec nous pour affronter le Moucherotte, une manière d’épouvantail façon Ventoux (d’ailleurs, ils partagent la même altitude, frisant les 1900 m) qui paraît-il vaut le voyage.


Hauteurs du Vercors

   Ce sera en effet une grande belle formidable mémorable journée que celle du mercredi : Moucherotte se mérite, il n’y a que 6 km de piste incertaine, rocailleuse à souhait, pentue comme la voie vers le Mont Chauve, mais au bout, la récompense d’un panorama comme à vol d’oiseau, rapace de préférence à corvidé. Grenoble étalé 1700 m plus bas, 2 km en droite ligne, vertigineux, époustouflant, grandiose, et le mont Blanc qu’on touche du doigt alors qu’il est distant de plus de 100 km. Vision tout aussi étendue au sud qu’au nord, le grand Veymont, le Mont Aiguille, le Mézenc, le Gerbier de Jonc, pfui, vision amplexicaule dirait le botaniste (qui embrasse tout). Le Doigt de Dieu à l’est, c’est la Meije avec si peu de glace et de neige, le fort collinaire à nos pieds qui cache tout un arsenal demunitions en son sous-sol, tout ça offert à notre regard sans effort. Car l’air a prolongé sa transparence, l’anticyclone campe en nos contrées, refoulant au loin des dépressions à venir. Pousser, tirer, jouer les équilibristes, calculer le coup de guidon pour feinter les roches dressées, appuyer juste ce qu’il faut pour ne pastomber, pour ne pas caler, bigre, faut le faire, nous
l’avons fait !
   Seules les bordures herbeuses, quand il y en avait, permettaient de relâcher un peu la tension des mains, montée comme descente, et gare aux nombreux marcheurs et marcheuses avançant souvent de front et ne laissant pas toujours le passage au valeureux pédaleur ou à la coriace pédaleuse. Pas de chute, pas
de pépin matériel, la prudence était de mise, à l’instar
des pavés de Paris-Roubaix, faut aussi être fort et
chanceux !
   Ouf, l’asphalte revient sur la dernière demi-heure (on a une autre allure sur terrain assuré, plat et descendant de surcroît), la selle peut-être relevée, le danger de dégringolade s’éloigne. Là haut contre les falaises fières évoluent les collerettes multicolores des parapentistes légers, joli spectacle par-dessus le plancher des vaches
(il s’en trouve quand même dans ces pâturages à pente douce qui suivent la couverture dense des forêts gravissant les hauteurs). Ce soir, les compteursmarquent 42 km pour 1200 m de montées, un peu plus que la veille mais tout autre chose certes.
   Ce jour, un seul col glané, un collet de Furon (1450 m), contre six la veille (dont le Liorin, le Malaterre, l’Herbouilly, la Coinchette et le Pas de l’Ane), mais rien
n’est comparable, à chaque jour suffit son content d’émotions.
   Excellent sauté de veau à la polenta ce soir, comme si on était en un chic restaurant italien, apporté par une Irène en belle robe comme pour aller au bal. Et la nave
va !


Tout semble facile et plat…


   Troisième parcours du séjour en ce jeudi 24 septembre où le beau temps tranquille et doux va permettre aux vététistes de la troupe d’accéder au col des Deux Soeurs, qui l’air de rien sera le sommet de la présente ratabouillade, un plus de 2000 (2056 m). Jean-Michel promet encore une excursion formidable ramassée en une trentaine de bornes, ce qui laisse augurer une ascension forcément de type ultra costaude. Tout débute sur route tranquille, calme, en sous bois fleurant le champignon, avec des trouées sur des herbages vaguement imbibés de la rosée nocturne. Carles aubes sont contrastées, la température au petit jour approche le zéro degré, ça ne dure qu’un moment, et l’instant où tout un chacun tombe la veste vient vite, enprévision des hostilités de la pente et du soleil. Très vite la piste blanche recouverte de feuilles rousses tombées fait place à un couloir démentiel où l’on s’époumone à pousser la bécane, lapiaz dans les virages, creusement d’ornières parsemées de graviers dérapants, fuite directe et sévère vers les hauteurs. Ça promet pour le retour, mais on ne reviendra pas par là, je l’apprendrai plus haut.


Installés juste sous Moucherotte


Le ciel se voile de gris léger, ce qui suffit à rendre le décor à la fois plus triste, plus terne mais aussi plus farouche et austère alors qu’on côtoie les crêtes dénudées comme des os décharnés, parcourues de pistes pour le ski d’hiver. On se hissera à bonne hauteur du côté des ultimes tire-fesses pour dévaler une rampe large aboutissant au laquet reposant sur le plat récemment travaillé d’un cirque presque lugubre dans son dépouillement quasi minéral. Une large sente se dresse qui chemine vers les combes d’altitude creusées de trous à glace ou à neige qui sont autant de pièges avant la fonte complète de l’eau compactée. Des marcheurs, une marcheuse voisinent avec les forcenés qui en décousent pour atteindre la brèche des deux soeurs en ayant amené leur engin d’acier, de carboneou d’alu jusque à la limite ultime du col.


Toute ressemblance avec le Mont Chauve n’est pas exclue (piste du Moucherotte)

Modestement, Jacques et moi avons joué les piétons en laissant nos vélos près du lac. Des mouflons, ou des chamois, circulent presque librement sur ces hauteurs sauvages dépouillées formant une ligne de crête en continu, une longue falaise verticale à vous donner le frisson quand on s’approche trop près de la vide béance. Des escaladeurs casqués débouchent d’ailleurs de ces parois impressionnantes, mais ils ne faisaient pas suivre de cordes. Je ne sais si la marcheuse, une brunette à l’accent étranger à qui j’ai demandé une photo de moi in pedibus, aura emprunté le couloirvertigineux qui permet parait-il de gagner le col 600 m en contrebas, elle n’avait que deux fins bâtons et je l’ai vue hésiter alors que nous rebroussions chemin. C’est là haut qu’on a tiré le repas du sac, un sandwich bien dodu : le temps de l’avaler lentement, on a pu apprécier la grandeur du domaine semblant loin de tout bruit civilisationnel.
   Nous gagnerons en fin de compte Corrençon par les voies folles desservant d’autres installations de sport d’hiver. Prudent, je reste souvent à marcher, refusant de m’engager sur une pente instable trop forte, véritable planche savonnée bonne à s’envoyer en l’air, mais dans le mauvais sens du terme, la preuve, Jacques, pourtant bien assis sur son gros engin assisté et lourd dérape alors qu’il s’apprêtait à me passer ; j’ai entendu le claquement du choc au sol puis le rugissement de la glissade sur cailloutis. Bilan: un peu de sang au visage (limite lèvre fendue), poignet sanguinolent, une chaîne à débloquer. Plus de peur que de mal, la pharmacie était là pour panser hâtivement les bobos, il n’empêche, ça fiche la crainte ces plongeons à répétition ! D’ailleurs dans le groupe, ainsi que nous le remarquerons au moment de savourer une boisson pétillante au gingembre ou à la myrtille (au bar des
deux soeurs), seul Claude aura échappé au désarçonnement. Même le placide Mickey avec son engin dévoreur de pourcentages incroyables a connu le même sort que la plupart, pour lui c’était l’avant-veille, ou la veille. Tous les autres à titres divers se sont « espalanqués ». Gare à nos vieux os !


Dans l’antichambre des Deux Soeurs


   On a dévalé, gagné les secteurs à pins, à mélèzes, à épicéas, moins hostiles, plus rassurants, et le soleil vibrant de chaleur est revenu taper sur les peaux exposées. Ils sont bien au dessus de nos têtes les éperons, les gouffres et les fiers étendards. On a même été chercher un col improbable au milieu des pierres sciantes (collet du Clot, 1360 m).il n’y aura pas d’autre « pet de travers », pas d’autre piège à nous mettre les quatre fers à l’air. Tout le monde se retrouve sain et sauf, et l’on retrouve au gîte les routiers contents eux aussi de leur journée asphaltée, panoramique, bosseléemais plus paisible assurément que la nôtre.
   Nous voilà déjà vendredi, le gîte est débarrassé, les affaires des uns et des autres rangées, les deux rouesembarqués, chacun récupère le pique-nique du jour, et
en route pour St Julien de Vercors, à une bonne demiheure en voiture. Le parcours vtt nous est proposé par Claude, un des buts de la boucle de 19 km est le col ou pas de l’Allier, 1171 m, une curiosité au ras d’un gouffre à l’à-pic d’une falaise, qu’il n’a pas encore dans sa besace bien fournie. Il s’en trouve partout de ces cassures nettes, brutales, résultat de convulsions géologiques pas si lointaines, conséquences de remaniements dans les massifs alpins voisins. Le ciel s’affiche imperturbablement stable, bleu uni, et l’air semble un tantinet plus chaud qu’à Villard de Lans, on est descendus un peu au sud et on a perdu un tantinet d’altitude. Claude et moi semblons être le dernier desMohicans, rétifs au GPS qui équipe aujourd’hui le moindre moyen de déplacement thermique, électrique, mécanique ; pas même équipés de freins à disque ou de digne suspension : on suit les traceurs, Jean-Michel en tête, qui descend rarement de sa monture tant il a encore le coup de pédale assuré sur son récent nouvelengin, musculaire cela va sans dire. Des cailloux étaientpromis, nous n’y couperons pas, mais rien decomparable aux les chemins à risque de la veille. Le lit
de feuilles mortes fait souvent office d’amortisseur, les dénivelés resteront modestes, quelques centaines de mètres vite avalés sans difficulté.


Au pays des craves et des bouquetins


   Le prudent et adroit Claude qui donc n’est jamais allé mordre la poussière ces jours-ci, se payera une crevaison roue avant, comme pour faire armes égales avec ses comparses chuteurs : pas d’épine dans la chape, pas de pincement apparent, réparation vite vue. Curieusement Jean-Michel a délaissé la dernière petite boucle qui allait chercher la Porte du Diable et un col attenant en lisière des sous-bois (l’Echarasson à 880 m). Mais on se retrouve tous non pas au préau de l’école sinon au bar communal adjacent, un vaste abri résidud’ancienne grange ou hangar municipal propre aux diverses activités et festivités du village lequel en dépit de sa taille riquiqui ne manque pas d’atouts, ne seraitce que ce bar-restaurant où nous irons prendre café ou thé avant la despedida ; il paraît qu’il faut réserver à l’avance sa table si on veut être servi, des motards de passage ont été éconduits faute de l’avoir prévu ! Jacques sans doute encore un peu sonné et marqué par l’accident d’hier a préféré marcher de son côté, les pancartes portant itinéraires fleurissent au point que c’est l’embarras du choix pour le visiteur randonneur naturaliste, sportif ou méditatif.


Arrivée à St Julien de Vercors

   Les cyclo rouleurs se sont égayés, sont rentrés ou sont partis (Jacques et Mickey réussiront l’Iseran demain !), mais déjà la promesse de nous retrouver pour mars prochain est là. Chantal et Alain vont concocter un séjour hispanique, entre Montseny et Montserrat, Berga et Olot, Vich et Ripoll, ce coin des Garrotxes catalanes, toujours en pays de calcaires festonnés, mais encore de lacs de retenue et de chapelles perchées. Ane pas rater, il y en aura pour tous les goûts ! Il est beaude voir que nous avons encore provision de projets, desdésirs, des soifs de voir, l’espérance de partager.
   C’est comme si l’âge ne comptait plus, que l’amour de l’effort et le sentiment de liberté traversaient intacts les ans. Alors au diable les empêchements menus et grêles comme dirait Montaigne, les petites et les grandes misères qui se cachent, qui surgiront qui sait quand et où. Et enflammons-nous encore pour des ailleurs qui
nous attendent.


Au bar restaurant de St Julien


Un 2000 en extra, pas n’importe lequel !


Maquis du Vercors










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